S’enforester

les racines d’un nouveau monde

 

Il y a une année, nous ne connaissions pas la pandémie qui a envahit notre monde. Puis il y a eu le confinement, les doutes,  la peur et l’inconnu. Les restaurants ont fermés, les achats, le travail se réalisent désormais à distance. Notre vie sociale s’est tant réduite que nous ne savons parfois plus comment maintenir l’équilibre de nos vies.

 

L’animal humain s’est lui-même exclu de la chaine de l’évolution pour se placer en-dehors, au-dessus. La « nature » est ainsi devenue un élément sans vie dont nous pouvons disposer, que nous exploitons ou aménageons selon nos besoins.

 

Pourtant, dans l’intimité des bois, la respiration se ralentit, devient plus ample. Notre attention vagabonde, d’arbres en fougères, de terriers en fourmillières, du grain de sable jusqu’au mystère…

 

Nous habitons alors notre corps d’une manière différente, notre  présence se densifie. Le rythme des boucles répétitives de nos préocupations quotidiennes, de nos inquiétudes se ralentit. Il y a dans le temple sauvage de la forêt, dans les brumes des entre-mondes de l’hiver, une proposition de métamorphose intérieure et sociétale.